Paris Web 2010

Voici la 5ème édition du rendez-vous francophone et incontournable du Web qui vient de s’achever.

Pendant trois jours bien remplis, ce fut webdesign, standards du web, accessibilités, qualité et bonnes pratiques, démonstrations des technologies standards du web les plus récentes… Tout cela tourné vers un web ouvert et de qualité.

Ce cinquième anniversaire restera pour moi – et certainement pour beaucoup d’autres – un grand souvenir. A la vue des tweets pendant et après, je ne crois pas me tromper beaucoup !

« #parisweb se termine déjà. Un moment intense, qui change nos vies petit à petit. Un grand merci ne serait pas suffisant. Alors merci. »
Thomas Parisot.
et
« ah encore une chose : de toute ma vie je n’ai jamais fait autant de hugs ni embrassé de gens que ces trois derniers jours. MERCI #parisweb »
Stéphane Deschamps – président de Paris Web 2010.

Conférences et experts de grande qualité

Des intervenants et experts de grandes qualités se sont succédés dans les deux amphithéâtres de l’IBM Forum flambant neuf de Bois-Colombe. Les sujets abordés ont été à nouveaux des plus intéressants et particulièrement bien choisis. A voir le monde et la densité des questions/réactions dans les amphithéâtres à certaines conférences, l’intérêt était très vif !

Il est difficile de faire un choix ou dire que telle conférence valait mieux que telle autre – car à Paris Web choisir est toujours cornélien – tant la qualité est au rendez-vous.

Je retiendrais, entre autre par goût et par les réactions qu’elles ont suscitées chez moi la conférence d’Amélie Boucher sur les tests utilisateurs nécessaires à l’amélioration de l’ergonomie et l’utilisabilité des sites web.

Également, cher à mon cœur celles sur la typographie. Oui, car les organisateurs de Paris Web sont à l’écoute et cette thématique était très attendu. Aux vues des réactions, ça ne faisait aucun doute !

Ainsi ce fut David Rault, spécialiste internationalement reconnu en typographie qui a ouvert le bal avec un tour d’horizon des polices de caractères (micro-typographie) et les bonnes pratiques dans leur utilisations. Un rappel très intéressant et une présentation simple et très bien faite !

Puis ce fut Anne-Sophie Fradier qui aborda de façon magistral et avec un humour qui a conquis la salle entière, la macro-typographie, c’est à dire les principes de mise en page.

Vraiment un grand moment ! Elle débuta sa présentation par un rappel historique de l’histoire de la typographie puis le contextualisa avec l’application au web et tout ce qui fait les particularités de ce support. Ce fut un vrai plaisir et un grand bonheur que d’assister à cette conférence d’une qualité remarquable et traitée avec beaucoup d’intelligence. Cerise sur le gâteau, la qualité graphique de ses diapos était vraiment très agréable.

L’aspect métier du web en question

J’ai également beaucoup apprécié – et je n’étais pas le seul – la conférence d’Eric Daspet consacrée aux métiers du web, à la place que nous avons, la reconnaissance de notre métier et de notre expertise, de ce qui fait nos différences par rapport à d’autres professions dite « plus classiques » et plus identifiées.

Cette présentation fut particulièrement instructive et bienvenue. Le débat dans le petit amphithéâtre a rapidement été vif et passionné. La question sur la façon de définir notre métier, de lui donner un nom, voir une étiquette fut très présente. Comment je nomme ce que je fais ? Quel est le nom de mon métier ? De quel façon je fais reconnaître mon savoir faire ? Je suis développeur front, intégrateur web, webmaster, wedesigner… ? Toutes ces appellations définissent ce que nous faisons, mais brouillent également la perception qu’en ont les personnes extérieures à ce métier.

Comme le précisait très justement Eric Daspet dans sa présentation, le métier du web est – en comparaison avec d’autres métiers techniques – très complexe et exigeant. Ce métier nécessite une connaissance étendu dans de nombreux domaines avec une technicité élevée qui nécessite une veille permanente.

Pourtant on entend souvent dire : « le web, c’est pour les stagiaires ! » Cette petite phrase est symptomatique de l’incompréhension qui règne. Question à la cantonade : « Combien dans la salle se disent ou pensent être experts ? » Aucune mains ne se lèvent… là encore, la façon dont on se perçoit dans son propre métier montre le décalage.

Au final, un terme s’est dégagé, comme un consensus avec l’expression générique « d’expert web ». Mais si l’adhésion ne fut pas générale, elle eu l’avantage de poser les choses et d’ouvrir le débat.

La conférence terminée, les échanges ont continués avec passion dans l’amphithéâtre pendant la pause avec la majorités des personnes présentes ! Ce sujet aurait pu être débattu une journée entière !

Dans cette ligné je retiendrais également la conférence de Christian Heilmann, développeur web et évangeliste chez Yahoo! developer network (qui au passage vient juste d’être recruté chez Mozilla).

Sa conférence se focalisa sur la façon de faire reconnaître son expertise dans la connaissance du web et ainsi être plus/mieux écouté par ses clients, collaborateurs ou hiérarchie.

Il montra ainsi que par la démonstration de technologies ou d’outils de façon visuel et pratique ont pouvait emporter l’adhésion. Quand la technologie est visuel et utilisable directement, la compréhension en est meilleure et l’adoption plus facile et rapide.

Christian Heilmann insista alors sur l’intérêt de prendre du temps pour préparer des projets personnels afin d’évangéliser, chacun à son niveau et faire reconnaître son d’expertise.

J’ai trouvé que cette conférence avec celle d’Eric Daspet se complétaient vraiment très bien.

Des rencontres

De Paris Web 2010, je garderais également comme souvenir les rencontres qui font aussi le bonheur et la richesse de cette manifestation. Le souvenir de cette ambiance où l’on sent bien cette émulation et ce plaisir de se retrouver tous ensemble pour partager notre passion du web, chacun à sa façon, avec son expérience et ce qu’il est.

Paris Web est le meilleur moment de l’année où l’on peut enfin croiser ceux avec qui l’on a échangé auparavant par les mails, les blogs, ou des réseaux sociaux comme Twitter. On peut enfin se rencontrer en vrais ! Discuter, débattre, s’apprécier et rire ensemble.

J’ai ainsi pu avoir le plaisir de croiser des personnes comme Jacques Pyrat, Emmanuel Clément, Marie Alhomme, François-Xavier Bodin, Thanh Nguyen.

Ce fut aussi le moment où j’ai enfin pu faire la connaissance de la Team Doctclear avec Anne Cavalier, Frank-Paul et Olivier Meunier (créateur de Doctclear).

J’ai également eu le plaisir d’échanger – un peu – et remercier – beaucoup – certains membres du staff : je pense par exemple à Stéphane Deschamps, François Nonnenmacher, Laurence Vagner, Delphine Malassingne et Sébastien Delorme.

Je terminerais ce petit compte rendu avec des remerciements spéciaux pour tous le staff Paris Web qui s’est encore donné à fond pour le plus grand plaisir de tous. Je les remercie aussi pour leur efficacité, leur disponibilité et leur grande gentillesse, le tout servi avec beaucoup d’humour. Ils nous offrent une véritable bulle d’oxygène professionnel.

Parisweb 2010 est terminé, ce fut un grand cru. Ce sera difficile d’attendre encore une année pour retrouver cette ambiance et ce sentiment de forte communauté de ceux qui font le web.

A l’année prochaine – j’espère – ou pour une édition intermédiaire qui est entrain de naître, avec la version ensoleillée #sudweb

Ce billet est également paru sur Cité Digital.

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